Home » Art chinois » Trésor à vendre : Un cavalier Tang à la galerie Christian Deydier

Trésor à vendre : Un cavalier Tang à la galerie Christian Deydier

Tous les chevaux en terre cuite présentés à la galerie Christian Deydier pour l’exposition « Le cheval dans la Chine ancienne » sont des objets funéraires. Car en Chine comme en Égypte, les défunts aisés emportaient dans l’au-delà des figurines rappelant leur fortune, leur activité ou leurs hobbies. L’observation du nombre de chevaux, de leur race et de l’activité à laquelle ils sont associés permet de comprendre quel était le statut du cheval durant les différentes périodes de la Chine ancienne. On sait donc que depuis les Shang (XVIe-XIe siècle av. J.-C.), les chevaux étaient utilisés pour la chasse, la vie civile et militaire. Puis, pendant les Royaumes Combattants (Ve-IIIe siècle av. J.-C.), on assiste à l’apparition de la cavalerie, devenue indispensable pour lutter contre les envahisseurs. Et c’est vers la fin de cette période qu’a été introduit l’étrier, qui donne un net avantage aux cavaliers, qui peuvent avoir les mains libres pour tirer à l’arc sur leurs ennemis. Mais c’est sous la dynastie Han (206 av. J.-C.-220 après J.-C.), particulièrement prospère, que se développent des pâturages destinés aux chevaux, ainsi que des centres de dressage et d’entraînement. De grandes missions ont même été lancées pour trouver les fameux chevaux « suant le sang », très prisés et originaires de Ferghana (à l’est de l’actuel Ouzbékistan). L’utilisation et la représentation du cheval en Chine ont connu leur apothéose sous la dynastie Tang (618-907), où se sont développés des sports comme le polo, souvent représenté. C’est l’époque de cette terre cuite de belle taille, fabriquée d’un seul tenant (cavalier et cheval). Elle présente une polychromie émaillée « aux trois couleurs », dite « sancai », qui réunit du vert (obtenu avec de l’oxyde de cuivre), du jaune foncé tirant sur le brun et un jaune clair, voire presque blanc (obtenus avec de l’oxyde de fer). La rareté de la pièce tient toutefois à sa belle couleur bleue, réservée à l’Empereur et à sa famille, dont la mise au point date justement des Tang. Mais avec la chute de cette dynastie s’achève l’âge d’or du cheval en Chine.

Cet article Trésor à vendre : Un cavalier Tang à la galerie Christian Deydier est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Source : https://www.connaissancedesarts.com/marche-de-lart/tresor-vendre-un-cavalier-tang-la-galerie-christian-deydier-11103770/