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Disparition du sculpteur Takis, un des pères de l’art cinétique

« C’est avec grande tristesse que la Fondation Takis annonce le décès du sculpteur international Panagiotis Vassilakis, connu sous le nom de Takis, publie la Fondation Takis sur les réseaux sociaux. Un esprit prolifique et visionnaire, qui avait une ingéniosité, passion et imagination sans limite. Takis a exploré de nombreux horizons artistiques et scientifiques, autant la musique que le théâtre, et a redéfini les limites de l’art. » Considéré comme l’un des pères fondateurs de l’art cinétique avec Alexander Calder, il était notamment connu pour ses « signaux », inspirés par le monde industriel et la signalisation ferroviaire, dont les 49 feux multicolores sur ressors de l’Esplanade de la Défense à Paris témoignent depuis 1987. Mais Takis a également été pionnier dans d’autres domaines artistiques comme la création scénographique en collaborant notamment avec les artistes Costa Gravas et Nam June Paik.

Le sculpteur est né le 25 octobre 1925 à Athènes. Lors des 25 premières années de sa vie, Takis s’est engagé dans la résistance durant l’occupation nazie (1941-1944) puis a connu la guerre civile (1946-1949). Inspiré par la statuaire classique tout comme par les sculptures de Pablo Picasso et d’Alberto Giacometti, il a commencé à travailler le plâtre en réalisant des figures aux formes allongées, semblables à celles du sculpteur suisse. En 1953, il a quitté la Grèce pour rejoindre Paris et l’atelier de Brancusi. Dans la capitale française, où il a appris à forger et souder le métal, il a rencontré des artistes d’avant-garde, tels que Jean Tinguely qui expérimentait l’art cinétique et la performance. Dans les années 1960, il a participé à la culture « beat », dont les conceptions sociales et culturelles correspondaient à sa philosophie de vie et à son approche artistique. En 1961, il a voyagé aux États-Unis où il a fait la rencontre de Marcel Duchamp, devenu un ami. En 1958, il a commencé à expérimenter dans sa sculpture l’utilisation des aimants et de l’énergie électromagnétique et a fait des recherches sur les forces de la nature invisibles à l’œil nu. Le sculpteur grec est retourné en 1987 dans son pays natal et a créé sa fondation, le Centre de Recherche pour l’Art et les Sciences, située sur le mont Gerovouno, à l’ouest d’Athènes. Depuis juillet et jusqu’au 27 octobre, la Tate Modern à Londres lui consacre une grande rétrospective.

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